I.ロマンチックな落日 LE COUCHER DU SOLEIL ROMANTIQUE
『悪の華』第3版100
ソネット形式 脚韻ABBA CDDC EEF GGF
阿部良雄訳では「ロマン主義の日没」とあって、編注に見る事情から間違いではないのだけれど。ロマン主義に対して無慈悲に過ぎるというか、詩人の言葉が両義的でないはずもなく、詩の題としてはオーソドックスで善いように感じたので。
朝日が昇るその時の、なんと美しいことか。
まるで「おはよう」という挨拶の爆発だ!
愛を以て、夢よりも輝かしい、沈みゆく姿
を、迎えられる者は、なんと幸せなことか!
Que le Soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour!
— Bienheureux celui-là qui peut avec amour
Saluer son coucher plus glorieux qu’un rêve!
思い出す!…花も、泉も、畝も、見ると全てが
彼女の眼差しのもとで、ときめく心臓のように痙攣するのを……
……地平線へ向かって走ろう、いや遅い、もっと速く走ろう、
せめては斜めに差し込む一筋の光を捉えようか!
Je me souviens!… J’ai vu tout, fleur, source, sillon,
Se pâmer sous son œil comme un cœur qui palpite…
— Courons vers l’horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon!
しかし私は、退く神を虚しく追い続ける。
止めようのない夜が、その帝国を築き上げる。
黒く、じめじめとして、不吉で、戦慄に満ちた夜が。
Mais je poursuis en vain le Dieu qui se retire;
L’irrésistible Nuit établit son empire,
Noire, humide, funeste et pleine de frissons;
墓場の匂いが闇に漂ってくる、
この臆病な足に、沼の辺で、くちゃっとされる、
思いがけないヒキガエルや冷たいカタツムリが。
Une odeur de tombeau dans les ténèbres nage,
Et mon pied peureux froisse, au bord du marécage,
Des crapauds imprévus et de froids limaçons[1].
原註[1]「Genus irritabile vatum(気難しい種族)」という言い方があって、古典主義者・ロマン主義者・写実主義者・ユーフォイストなどの論争より何世紀も前に遡ります。シャルル・ボードレール氏は「止めようのない夜」を通して、当時の文学の状況を描写しようとしていたことが明らかです。そして、「思いがけないヒキガエルや冷たいカタツムリ」は、彼の流派に属さない作家たちを指しているのです。このソネットは1862年に、シャルル・アスリノーの著書『小さなロマン主義の書庫からのエッセイ』(Mélanges tirés d'une petite bibliothèque romantique)のエピローグとして作曲されました。この本は出版されませんでした。この本の序には、テオドール・ド・バンヴィルのソネット『ロマンチックな日の出』(Le lever du soleil romantique)が収録される予定でした。
Le mot: Genus irritabile vatum, date de bien des siècles avant les querelles des Classiques, des Romantiques, des Réalistes, des Euphuistes, etc… Il est évident que par l’irrésistible Nuit M. Charles Baudelaire a voulu caractériser l’état actuel de la littérature, et que les crapauds imprévus et les froids limaçons sont les écrivains qui ne sont pas de son école.
Ce sonnet a été composé en 1862, pour servir d’épilogue à livre de M. Charles Asselineau, qui n’a pas paru: Mélanges tirés d’une petite bibliothèque romantique; lequel devait avoir pour prologue un sonnet de M. Théodore de Banville: Le lever du soleil romantique.
(編注 Note de l’éditeur.)




