103. 朝まだき
CIII
LE CRÉPUSCULE DU MATIN
十二音綴対句 2行 + 9行 + 13行 + 4行
起床ラッパが歌うこと、兵舎の中庭に
朝風が吹き付ける、兵士のランタンに。
La diane chantait dans les cours des casernes,
Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.
それは邪悪な夢が群れを打って、
黒髪の十代を枕にねじ伏せる時。
血走った目が脈打ち蠢くように、
昼間のランプが赤い染みを作る時。
不機嫌で重い肉体に押し潰された魂が、
ランプと昼間の戦いを真似る時。
そよ風が涙を拭う顔のように、
空気は逃げ惑うものの戦慄に満ち、
男は書くことに、女は愛することに疲れた。
C’était l’heure où l’essaim des rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents;
Où, comme un œil sanglant qui palpite et qui bouge,
La lampe sur le jour fait une tache rouge;
Où l’âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour.
Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient,
Et l’homme est las d’écrire et la femme d’aimer.
あちこちで家が煙を出し始めた。
享楽の女たちは、瞼を青ざめ、
口を開けて、愚昧な眠りについた。
哀れな女たちは、やせ細った冷たい胸を引きずりながら、
燃えさしに息を吹きかけ、指に息を吹きかけた。
それは寒さと吝嗇に遭って、
産婦たちの苦痛が増す時だった。
泡立つ血で途切れた嗚咽のように、
時告くる遠くの雄鶏が、霧の空気を切り裂いた。
霧の海に建物が呑まれていた、
病院の奥で死にゆく人々は
不規則なしゃっくりと共に、断末魔を発した。
放蕩者たちは、やる事に疲れて戻ってきた。
Les maisons çà et là commençaient à fumer.
Les femmes de plaisir, la paupière livide,
Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide;
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C’était l’heure où parmi le froid et la lésine
S’aggravent les douleurs des femmes en gésine;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l’air brumeux;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.
バラ色緑色したドレスを纏って震える曙が
人影のないセーヌ川をゆっくりと進んで行った、
朝まだきのパリは、目をこすりながら、
道具を手に取る、働き者の老人だった。
L’aurore grelottante en robe rose et verte
S’avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux.
訳注
La diane: フランス軍の起床ラッパ。実際にはトランペットではなく、 fife と呼ばれる小さなフルートを吹く
L’aurore: モンゴル出身の関取ではなく、夜明けの女神




